Le test TSTS CAFARD
    Quel est l'objectif du test ?

    Les questions du test

    Quel est le niveau de gravité selon les réponses ?

    A quel moment faut-il poser ces questions ?

    Sur quoi est-il fondé ?

    Comment les questions ont-elles été choisies ?

    La sensibilité du test est-elle différente selon le sexe ?




Quel est l'objectif du test ?
Ce test permet de déterminer chez l'adolescent en consultation courante, les situations où l'abord du risque suicidaire devient une nécessité.

Ainsi il participe à un ensemble d'attitudes qui permettent d'approcher progressivement un mal-être qui ne s'exprime pas


Les questions du test

Réalisation

Lors des questions d’investigation, ou lors de l'examen clinique, réaliser un test rapide d’exploration du mal-être. Le TSTS.

Il consiste à aborder 4 thèmes en formulant au cours de l’entretien les CINQ questions d’ouverture suivantes:

Traumatologie -> "As-tu déjà eu des blessures ou un accident(même très anodin) cette année ?"
Sommeil -> "As-tu des difficultés à t’endormir le soir?"
Tabac -> "As-tu déjà fumé (même si tu as arrêté)"
Stress -> "Es-tu stressé (ou tendu) par le travail scolaire"
-> "Es-tu stressé (ou tendu) par la vie de famille"

Les thèmes forment l’acronyme T.S.T.S.

A chaque réponse positive obtenue, il est alors proposé une question complémentaire introduisant un niveau de gravité à partir de "5 mots clés"

Sommeil -> Cauchemars "Fais-tu souvent des Cauchemars"
Traumatologie -> Agression "As-tu été victime d’une Agression physique ?"
Tabac-> Fumeur quotidien " Fumes-tu tous les jours du tabac ?"
Stress scolaire-> Absentéisme « Es-tu souvent Absent ou en Retard à l’école ? »
Stress familial-> Ressenti Désagréable familial « Dirais-tu que ta vie familiale est désagréable ? »

On s’en rappellera avec l’acronyme C.A.F.A.R.D.

Deux réponses positives pour les filles et trois pour les garçons concernent une fois sur deux un adolescent suicidaire et légitime le médecin à s’enquérir de problèmes de mal-être actuel ou passé avec idées suicidaires.


Quel est le niveau de gravité selon les réponses ?
Comme le montre l'histogramme récapitulatif suivant, on peut résumer ainsi:

    Parmi les ados non concernés par les 5 questions d'ouverture, aucun n'a été suicidant.

    Parmi les filles répondant oui à 2 questions d'ouverture
la moitié a déjà eu des idées suicidaires.

    Parmi tous les ados répondant à 3 clés de gravité,
la moitié a déjà fait une TS, et les 3 quarts en ont eu l'idée.

Ce graphique montre l'augmentation des fréquences d'antécédents suicidaire selon le cumul des réponses positives aux questions d'ouvertures et ou aux clés de gravités.

A quel moment faut-il poser ces questions ?
Sur un plan pratique, ces questions sont à "distiller" au cours de la consultation pour en atténuer l'éventuel caractère d'interrogatoire intrusif.


Il ne s'agit pas de s'arrêter, prendre un document et poser les questions mais d'aborder les champs des 5 questions d'ouverture lors de toutes consultations d'adolescent quels qu'en soient les motifs.

Parfois deux consultations sont nécessaires, en effet la présence de la mère par exemple rend délicat la question de l'ambiance dans la famille.


Sur quoi le test est-il fondé ?
Le test TSTS est construit sur une relation statistique entre la fréquences des antécédents déclarés d'idées ou d'actes suicidaires des adolescents et des éléments de leur vie quotidienne.

Son usage a été ensuite validé en médecine générale par une série d'étude (voir fiche validation)

Comment les questions ont-elles été choisies ?


Nous avons sélectionné les items les plus banaux possible mais les plus révélateurs et dont le cumul accompagnait une élévation du taux des antécédents suicidaires.


La sensibilité du test est-elle différente selon le sexe ?
Oui, le test est plus sensible et plus adapté aux filles.

Comme on le voit sur les diagrammes en étoiles suivant, l'augmentation de la fréquence des antécédents suicidaire chez les filles est assez semblable quelles que soient les questions.
Il n'en n'est pas de même chez les garçons chez qui les éléments liés à la traumatologie et au tabac (les T-T) sont moins révélateur.


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